Le parler en langue des anges

Trois sources d’inspirations :

Thomas - Frère en Christ
Glenn Arekion - Pasteur
Morgan Priest - Chrétien biblique.

1. Introduction au parler en langue :

Le parler en langue est un don tout comme celui de prophétie, de discernement, de guérison, d’abstinence etc…Il a, je pense été délaissé par beaucoup de chrétiens mais aussi repris de manière excessive par les mouvements pentecôtistes et charismatique. Ces dénominations chrétiennes ont déformé ce don par erreur d’interprétation biblique et malheureusement par orgueil. Le but de cette synthèse est donc de recadrer cette faculté venant de Dieu.

Pour commencer, voici un premier verset, (dont tous proviennent de l’apôtre Paul), démontrant clairement que le don du parler en langue est bien réel et qu’il n’a pas disparue au fil de l’histoire.

1er Epitre de Paul aux Corinthiens chapitre 14 ; versets 17 à 19 :

« Tu rends, il est vrai, d'excellentes actions de grâces, mais l'autre n'est pas édifié. Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ; mais, dans l'Eglise, j'aime mieux dire cinq paroles avec mon intelligence, afin d'instruire aussi les autres, que dix mille paroles en langue… »

Paul étant certainement le plus grand disciple de Jésus-Christ, dit bien qu’il rend grâce à Dieu de ce qu’il parle en langue plus que tous. C’est dire l’importance et la force que peut apporter ce don au croyant et au développement des ministères chrétiens.

Mais il faut bien noter la différence entre le parler en langues des nations et celui des anges puisque là aussi, il y a eu confusion dans la compréhension des textes bibliques. En reprenant le contexte de l’époque, il était nécessaire que de grands miracles se produisent, tout d’abord, pour montrer aux non croyants de la puissance du Saint-Esprit et parce que la révélation de Jésus-Christ devait se propager partout dans le monde, rapidement et de manière efficace. On parle ici donc, du parler en langues des nations.

Actes des apôtres chapitre 2 ; versets 6 à 8 :

…Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres : Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ? »

C’est la raison pour laquelle ce don de parler en langues des nations (c’est-à-dire des autres pays du monde) se raréfie de nos jours car tout le monde a aujourd’hui entendu parler de Jésus-Christ au moins une fois dans sa vie. Quand la bonne nouvelle aura été complètement répandue, alors viendra la fin.

Par contre le parler en langues des anges est une relation d’un niveau spirituel supérieur dans la prière, c’est-à-dire dans la relation entre le croyant et le Seigneur Jésus-Christ. Il est du domaine du surnaturelle. Il s’agit de l’abandon totale de l’Esprit du disciple dans les mains de Dieu. La chair n’a plus d’influence dans la prière. En effet, Satan nous met souvent pleins de contraintes ou de dérangements lors notre prière que ce soit, la distraction, des pensées obscènes, une personne aux alentours qui hurle, un gsm qui sonne etc…Toutes ces nuisances réduisent considérablement la puissance de notre prière. De même qu’en étant parfois fatigué, on perd en concentration et notre prière est moins efficace. Le parler en langue permet de surmonter tous ces obstacles.

Attention, le verset ci-après ne fait pas directement référence au parler en langue mais indique que le Saint-Esprit nous aide à mieux prier. Le parler en langue des anges permet à l’Esprit Saint de pouvoir œuvrer dans sa capacité maximale :

Epitre de Paul aux Romains, chapitre 8 ; verset 26 :

« De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ; »

Le parler en langue des anges est en résumé l’utilisation optimale de l’esprit du croyant permettant à Dieu, de gérer complétement le flux de prières allant du croyant au Seigneur et inversement.

Première épitre de Paul aux Corinthiens chapitre 14 ; versets 4 :

« Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. »

Ce verset ici dit bien que « l’esprit est en prière » quand notre intelligence, elle ne comprend pas ce que notre langue parle.

Il peut s’agir aussi bien d’une prière de soutien financier pour une personne précaire et situé à l’autre bout de planète, que pour telle autre personne ne soit pas victime d’un acte terroriste, qu’une autre soit guérit de son cancer…

Je pense donc que ce don fait appel à l’humilité et à la sagesse du croyant qui dans son grand amour pour Dieu, décide de lui consacrer pleinement son cœur et son esprit pour en tirer le meilleur de lui.

Il me semble aussi logique que cela soit se fasse dans l’intimité et non pas d’une manière collective et hystérique, raison pour laquelle Paul remet clairement en place les dérives et le désordre de l’Eglise de Corinthe. Ces dérives reviennent malheureusement aujourd’hui encore dans certaines assemblées en particulier chez les pentecôtistes et charismatiques :

2. Origine du mouvement pentecôtiste, dérives du parler en langues et réponses bibliques à sa doctrine :

Le pentecôtisme à pour doctrine que quiconque reçoit le Saint-Esprit, doit recevoir le don du parler en langue comme résultat suite au baptême. En effet, le fondement de ce mouvement se base sur le verset ci-après en Actes des apôtres chapitre 2 ; versets 1 à 4 :

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu…Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s’exprimer… ».

Cela signifie-t-il que si nous ne recevons pas ce don particulier tant revendiqué par les pentecôtistes, nous ne sommes pas véritablement convertis voire pas sauvés ?

Pour répondre à cette question, voici d’autres versets bibliques qui prouvent que cela est faux :

Première épitre de Paul aux Corinthiens chapitre 12 ; versets 30 à 31 :

« Tous ont-ils le don des guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? Aspirez aux dons les meilleurs. Et je vais encore vous montrer une voie par excellence. »

Dans ce verset, le simple fait que Paul pose ces questions, démontrent que tous n’obtiennent pas ce don du parler en langue après la conversion. Ce verset démonte catégoriquement la doctrine de base du courant pentecôte. Pour autant, ceux qui n’ont pas encore reçu ce don, peuvent bien sûr prier puisque ce verset nous demande aussi d’aspirer aux dons les meilleurs.

Trois autres versets prouvent que c’est en croyant sincèrement que Jésus-Christ est la vérité, que l’on reçoit le Saint-Esprit (et que l’on est sauvé) et non pas en recevant de suite le don du parler en langues.

Epitre de Paul aux Éphésiens chapitre 1 ; verset 13 :

« En lui aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, L’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis. »

Actes des apôtres chapitre 19 ; versets 1 à 4 :

« Pendant qu'Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir parcouru les hautes provinces de l'Asie, arriva à Ephèse. Ayant rencontré quelques disciples, il leur dit : Avez-vous reçu le Saint-Esprit, quand vous avez cru ? Ils lui répondirent : Nous n'avons pas même entendu dire qu'il y ait un Saint-Esprit. Il dit : De quel baptême avez-vous donc été baptisés ? Et ils répondirent : Du baptême de Jean.… Alors Paul dit : Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire, en Jésus… » 

Première épitre de Paul aux Corinthiens, chapitre 12 ; versets 7 à 11 :

« En chacun, l'Esprit se manifeste d'une façon particulière, en vue du bien commun. L'Esprit donne à l'un une parole pleine de sagesse ; à un autre, le même Esprit donne une parole chargée de savoir. L'Esprit donne à un autre d'exercer la foi d'une manière particulière ; à un autre, ce seul et même Esprit donne de guérir des malades. A un autre, il est donné de faire des miracles, un autre reçoit une activité prophétique, un autre le discernement de ce qui vient de l'Esprit divin. Ici, quelqu'un reçoit la faculté de s'exprimer dans des langues inconnues, et il est donné à un autre d'interpréter ces langues. Mais tout cela est l'œuvre d'un seul et même Esprit qui distribue son activité à chacun de manière particulière comme il veut. »

Nous sommes donc bien sauvés au moment où l’on croit sincèrement que Jésus-Christ est Seigneur et Sauveur et chacun reçoit un ou des dons particuliers selon la volonté de Dieu suite à sa conversion. En grandissant dans la foi, il est bien sûr possible d’acquérir d’autres dons mais cela doit toujours rester dans la soumission à Dieu et non pas par une volonté personnelle et orgueilleuse.

Aujourd’hui beaucoup s’autoproclament comme ayant pleinement reçu le don du parler en langues des anges. Il y a un manque d’humilité effarant. Parmi ceux-là, ils oublient trop souvent que Paul demande à celui qui parle en langue, prie aussi pour recevoir le don d’interprétation. Le but est toujours d’édifier un maximum de chrétiens, c’est-à-dire de dire de fortifier le corps du Christ, l’Eglise spirituelle :

Première épitre de Paul aux Corinthiens chapitre 14 ; versets 13 à 15 :

« C'est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d'interpréter.
Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence demeure stérile. Que faire donc ? Je prierai par l'esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai par l'esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence… »

Dans ces assemblées (il faut le dire très communautarisés), l’émotion et le spectacle laisse place à la raison. L’ambiance collective (la foule, la musique, le ton qu’emploi le pasteur) provoque une adrénaline et une envie excessive (c’est-à-dire orgueilleuse) d’être en mesure de parler en langues des anges. Enfin de compte, c’est la psychologie et non pas l’Esprit-Saint de Dieu qui agit dans l’assemblée.

3. Conclusion :

Le don du parler en langues des anges, s’inscrit tout comme le reste dans une logique d’humilité et non pas dans un orgueil de pouvoir parler une langue extraordinaire ou de constater certaines assemblées dans un état d’hystérie collective. Quoi de plus effrayant pour un non-croyant de voir certains croyants en transe et parlant une langue incompréhensible. Ce non croyant gardera une image désastreuse d’une église débridée. Paul insistait bien sur l’ordre pendant les assemblées.

Première épitre de Paul aux Corinthiens, chapitre 14 ; versets 22 à 24 :

« Par conséquent, les langues sont un signe, non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; la prophétie, au contraire, est un signe, non pour les non-croyants, mais pour les croyants. Si donc, dans une assemblée de l'Eglise entière, tous parlent en langues, et qu'il survienne des hommes du peuple ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? Mais si tous prophétisent, et qu'il survienne quelque non-croyant ou un homme du peuple, il est convaincu par tous, il est jugé par tous… »

Raison pour laquelle Paul canalisa tout ce désordre présent à l’Eglise de Corinthe afin que le parler en langue soit utilisé de façon à honorer Dieu. Le verset ci-après, nous fait comprendre que l’orgueil ne doit prendre sur l’amour :

Première de Paul aux Corinthiens chapitre 13 ; verset 1 à 2 :

« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien… »

Le parler en langue est donc un don qui bien sûr existe, tout comme le don de prophétie, de discernement, de sagesse, d’abstinence…Ce don concerne surtout une relation spirituelle entre le disciple et son Seigneur. Elle permet un abandon total de la chair au profit de l’esprit que Dieu pourra exploiter à son potentiel maximum.

Première de Paul aux Corinthiens, chapitre 14 ; verset 2 :

« Celui qui parle en langues ne parle pas aux hommes, mais à Dieu. »

Mais celui qui parle en langue et qui le fait profiter à l’Eglise, celui-là accomplit parfaitement ce don car non seulement, il s’édifie lui-même mais aussi l’assemblée !

Il est, je le crois encore plus puissant de combiner le parler en langue des anges au jeûne pour atteindre un niveau spirituel d’une puissance complémentaire car le jeune est aussi un autre moyen efficace d’effacer l’influence de la chair sur l’esprit.

Mathieu, chapitre 17 ; verset 21 :

« Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne. »

En conclusion, les chrétiens devraient aspirer au don du parler en langues des anges pour progresser dans leur ministère (mais aussi les autres dons). En particulier, celles ou ceux qui se sentent bloqués dans leur service à Dieu, qui n’ont plus beaucoup d’inspiration ou qui sont fatigués mentalement et/ou physiquement. Le plus important est de laisser l’esprit s’exprimer sans y interférer.

Au-delà des dénominations chrétiennes (catholique, protestant, charismatique, pentecôtiste…), l’essentiel est de croire que Jésus-Christ est Seigneur et Sauveur malgré des erreurs d’interprétations bibliques qui caractérise ces catégories, amenant beaucoup dans des erreurs d’interprétations.